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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Billet d’humeur du Pasteur Denis Heller EPUDF Bois Colombes

Une société qui se mure dans la peur

samedi 22 août 2020, par :

Je suis sidéré de voir si peu de réactions face à une société qui s’enferme et se mure dans un mode de vie masqué, fait d’interdits, de suspicions sous fond de peur. Une grande mascarade qui nous fait vivoter sur le plan social, moral, psychique, relationnel et que tout le monde accepte de manière soumise.

La société tout entière est devenue un grand hôpital où ce qui fait
l’actualité est le nombre non pas de morts mais de contaminés !!!
où les médecins dictent leurs lois !!
Quand va t on arrêter cette folie où chacun se déguise et où l’autre
devient une menace ? Alors que chaque jour il y a à peine 10 à 15
morts du Covid 19...
Et que dire de l’air que la société accepte et propose et même fabrique et qui tue chaque jour plusieurs centaines de personnes ; je pense à la fumée de cigarette et aux cancers engendrés...
Nous sommes entrains de subir les ravages de la peur : une société vieillissante, craintive, poltronne en manque d’avenir et d’espérance. En manque de confiance.
Et lorsqu’on interroge ce trop-plein de mesures sécuritaires on nous taxe d’égoïstes, d’inconscients, de complotistes, de conspirationnistes, d’obsédés de l’argent et de l’économie qui en oublieraient l’humain, la santé des autres.
Nous sommes traités d’hérétiques par rapport au dogme de la pensée unique, c’est à dire la santé à tout prix sous-entendu la santé physique , la santé biologique.
Et bien non !! Nous sommes des êtres de culture de spiritualité, de
relations....
Et alors que dire de la santé sociale, la santé relationnelle, la santé
morale, la santé psychique, la santé économique ? On oublie toutes ces dimensions qui sont sels de la vie. L’être humain est réduit à un corps physique ; le matérialisme dans toutes ses outrances ! Où seul le corporel et la matière comptent !!
L’éthique catholique aurait-elle gagné elle qui met en avant toujours le biologique le naturel ? et où est passé l’éthique protestante elle qui privilégie la culture, le relationnel....et rappelle la grâce ?
Est-ce que le masque nous ferait taire et nous rendrait aveugle ?
Je vous rassure ; je reste bon citoyen et "bon pasteur" si tant est
qu’on puisse l’être, essayant d’accompagner chacun dans sa
situation et appelant à la confiance et à la lucidité au nom de
l’Evangile.

  • #1 Le 23 août à 20:56, par CHEL

    Si je comprend bien ce que dit l’auteur, il est contre l’obligation du port du masque,

    or il est très probable que le port du masque par tous sauve de très nombreuses vies, c’est du moins l’opinion qui prévaut fortement parmi les gens compétents,

    donc l’auteur est soit inconscient,
    soit il incite à un comportement qui très probablement entraînera des morts humaines (ce qui est à l’opposé absolu de l’Évangile).

    Je l’invite à lire ce qui suit, écrit par l’astrophysicien Aurélien Barrau :

    https://positivr.fr/aurelien-barrau-refus-porter-masque-coronavirus/?utm_source=sharebuttons&utm_medium=mashshare&utm_campaign=mashshare

    Quand Aurélien Barrau s’adresse aux anti-masques, il ne passe pas par quatre chemins

    Ignorer les gestes sanitaires, notamment le port du masque, ce n’est pas faire acte de résistance. Aurélien Barrau argumente avec virulence.

    Certains, trop nombreux, en sont convaincus : refuser de porter un masque serait un geste synonyme de courage, de bon sens et de résistance. Il n’en fallait pas davantage pour faire réagir Aurélien Barrau. Ce lundi 20 juillet, le scientifique a tenu à remettre les points sur les « i » dans un post virulent, essentiel et limpide.

    Lundi 20 juillet 2020

    Aurélien Barrau

    La désobéissance civile est un geste fort. Il y a peu, des milliers de scientifiques ont appelé à y recourir face à la catastrophe écologique en cours. C’est, à ma connaissance, sans précédent. D’autres causes immenses méritent sans doute que soit envisagée cette forme radicale de résistance. Il y a là matière à penser et à agir. Avec solennité.

    Mais comment n’être pas triste de constater que le refus des gestes sanitaires de base - qui ne sont qu’un infime effort d’intelligence collective élémentaire - soit aujourd’hui revendiqué comme une telle résistance ? Il me semble que cette obstination à mettre en danger la vie d’autrui relève en réalité plutôt de la bouderie presque obscène d’un enfant gâté paranoïaque qui ne veut rien, jamais, sacrifier de son confort. Fût-ce au prix de la mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

    Et, une dernière fois, pour rappel :
    1) "Masquer" la population ne fait pas les affaires de l’État : rien ne fait plus peur à une société de contrôle que des citoyens non identifiables !
    2) Nous avons réclamé - à juste titre - ces masques quand ils manquaient. Refuser de les utiliser, en espace clôt, quand ils sont disponibles est totalement incohérent.
    3) Nombreux sont ceux qui dénoncent les enjeux de pouvoir et d’argent des laboratoires pharmaceutiques. Raison de plus pour endiguer l’épidémie à moindre frais et sans médicament ! Même les plus "conspirationnistes" ne peuvent nier que le port du masque n’enrichira aucune puissance occulte...
    4) Que le virus soit plus petit que les mailles du masque ne dit évidemment pas que ces derniers ne servent à rien : les gouttelettes qui portent une bonne partie des agents pathogènes sont arrêtées.
    5) Oui, il y a d’autres maladies graves actuellement à l’oeuvre dans le monde. Et alors ? Que la seconde guerre mondiale ait été plus meurtrière que la première signifie-t-il que cette dernière soit anodine ?
    6) Oui, nous pouvons - et c’est mon cas ! - avoir de nombreux griefs contre ce gouvernement et sa politique. Et alors ? En quoi cela nous autorise-t-il à mettre en danger la vie des plus fragiles ? Nous "entretuer" fragiliserait-il le pouvoir en place ?
    7) J’ai souvent lu ces derniers jours que "bien respirer est essentiel à la santé". Certes. Bien boire aussi. Pour autant, quand l’eau de la marre est empoisonnée mieux vaut se retenir quelques minutes et aller à une source pure, non ?
    8 ) N’y a-t-il pas une forme d’arrogance assez stupéfiante à penser que les experts n’ont rien compris et que des analyses ne reposant sur aucune compétence spécifique sont évidemment celles auxquelles donner crédit ? Comme si tout n’était qu’affaire de sondage, d’opinion et de choix personnel.
    9) Refuser d’obéir aveuglément est sans doute une posture intéressante. Il y a tant de lois et de schèmes d’oppression à contester... Pourquoi manifester ce "courage" face à ce qui relève, justement, du soucis élémentaire de la santé d’autrui ? C’est un contresens radical.
    10) Il n’y a aucune légitimité à craindre une "nouvelle normalité". De même que le confinement chez soi a été levé dès que possible (ralentir l’économie ne fait jamais les affaires de l’État), le port du masque (toujours terrifiant pour les forces de police) ne durera évidemment pas. L’émergence d’une société de contrôle assez terrifiante est possible et doit, à mon sens, être combattue. Mais, justement, c’est l’inverse qui a lieu ici !
    11) Certains se vantent de n’avoir pas peur. Soit. La disposition psychologique de chacun est parfaitement légitime. Mais n’avoir pas peur des armes à feu n’autorise pas à tirer dans le tas. Tout est là.
    12) Il n’y a vraiment rien de révolutionnaire ou de transgressif à nier les vérités médicales dans un geste d’égoïsme assumé qui prend la forme exacerbée de l’individualisme dominant du monde contemporain.
    13) Et même si, de façon extrêmement improbable, le masque s’avérait essentiellement inutile, l’infime effort ne méritait-il pas d’être tenté ? Mettre en regard ce dérisoire inconfort (l’occident oublie si souvent les véritables maux de ce temps) face à la possibilité d’une vie sauvée ne clôt-il pas immédiatement le dilemme ?
    14) Franchement, face à la souffrance des malades intubés, face aux 600 000 morts - ici et ailleurs -, le refus de l’infime effort dont il est ici question n’a-t-il pas quelque chose d’indécent ? Comme symptôme de l’oublie définitif de tout soucis du bien commun.

    ___ fin ___


  • #2 Le 24 août à 23:15, par Philippe VINSONNEAU

    - sanctionner les relations festives
    - confisquer les loisirs
    - terroriser les moins aguerris pour qu’ils se craignent les uns les autres
    - fragiliser la santé sociale des populations par des propos violemment anxiogènes
    - museler les perspectives des adolescents
    - affaiblir la scolarité des enfants modestes
    - paupériser les jeunes travailleurs
    - fragiliser les aînés par l’isolement
    - priver des cérémonies cultuelles
    - déposséder du droit au deuil
    - confisquer les cordialités tactiles
    - dessaisir les assemblées démocratiques de décisions politiques majeures
    - robotiser les individus et les contraindre à la distanciation
    - briser les mouvements de contestation
    - liquider les droits acquis des travailleurs
    - surmultiplier des tests inopérants mais délateurs, visant à fracasser les relations, pour isoler davantage
    - faire broyer les mains et crever les yeux des travailleurs qui manifestent mais laisser agir la poignée de racailles qui gangrènent les quartiers
    - faire claironner, au nom de la science, par des médecins serviles, le discours d’une idéologie inhumaine
    Le tout en supprimant à chacun la possibilité de fuir sa terre, pour échapper à ce totalitarisme, parce qu’il a été étendu sur tous les peuples
    Mais … préserver les plus nantis de ces asservissements
    ET ENRICHIR LE CAPITALISME MONDIALISTE !
    Étonnant ! Non ? une organisation oppressive si bien ficelée !
    Sans nier une pandémie pas pire que d‘autres, on peut sérieusement s’inquiéter effectivement de son exploitation


  • #3 Le 27 août à 22:38, par Auger Galhard

    Merci pour ce bol d’air frais.

    Demain, on nous dit qu’il sera obligatoire de marcher masqué, de faire du vélo masqué. C’est comme si la sensation diffuse que l’on a toujours de vivre dans une société folle s’imposait à tous : oui, la société est folle, cette société est folle. Pour éviter une toute petite hausse des cas (mais pas des morts, le pays est en sous-mortalité depuis mai, voir les bilans de l’Insee) bien naturelle en période de rentrée et de re-densification, on écoute les médias en roue libre que plus personne n’écoute et on prend toujours plus de précautions inutiles, toujours plus de mesures inapplicables, toujours plus de pose et de prétention sans rien savoir, dans un brouillard complet.

    Sauf que d’un côté l’on panique encore plus la part de la population qui croit à tout ça, qui croit qu’elle va mourir si elle ne met pas ce masque, qui vous regarde avec de grands yeux horrifiés quand vous ne le portez pas. Et que de l’autre côté on énerve encore plus l’autre part de la population qui n’y croit pas, qui ne croit en tout cas pas (loin de toute diabolisation « complotiste ») qu’une maladie désagréable et bizarre vaille la peine de mettre en danger la fragile cohésion de cette société. Étonnant qu’aucun sondage ne se soit penché sur cette nouvelle vraie division entre les gens, la gauche et la droite n’existent plus : il y a les stressés du masque et les anti-masques et ces deux catégories se retrouvent partout, rendant impossible les pronostics, impossibles les conversations sur ce sujet trop sensible. Au moment du déconfinement, je craignais l’été à venir qui, comme après tout évènement collectivement partagé (coupe du monde, etc.), ne résonnerait que de conversations à ce sujet … Pas du tout, personne n’en a parlé, ou sur la pointe des pieds, ne sachant absolument pas ce que l’autre pouvait en penser, dans quel camp il se trouvait.

    Les seuls aspects positifs de tout ça, ce furent les ciels immaculés du confinement (que c’est beau, un ciel sans avions) et la conscience de partager la même expérience avec presque tous les autres humains. Tout le reste fut horrible et brutal : les regards, les applaudissements (quel soulagement quand ils s’arrêtèrent), les cafés fermés. On ne casse pas une société pour un virus, surtout quand on sait que cette société est fragile et qu’on ne sait toujours rien de ce virus.

    Je me suis senti encore plus chrétien (araméen nomade, pas d’ici), encore plus protestant (rebelle à toute émotion collective). Cela aussi fut positif, finalement.


  • #4 Le 27 août à 23:05, par denis Heller

    Qu’on me comprenne bien ; tout d’abord merci pour les deux personnes qui ont pris la peine de réagir. Je porte le masque quand la loi l’impose et je n’ai jamais dit dans mon billet de ne pas le porter. Il est très caricatural de classer les gens en 2 catégories les pour et les contre. Les masques sont utiles dans bien des situations. ..
    Mais je m’interroge sur la surenchère qui se manifeste dans les mesures sanitaires sécuritaires ( ex obligation du port du masque sur toute une ville même pour les joggeurs ! )
    Et face à ces mesures aucun débat, ni parlementaire , ni dans les médias, ni parmi les intellectuels, ni dans le monde associatif, ni dans l’opinion publique ;
    On est en droit de se demander si le remède proposé n’est pas pire par ses effets que le mal combattu ?
    crise sociale, paupérisation des plus pauvres, augmentation considérable de la précarité, fracture sociale grandissante, étouffement de la vie culturelle, lien social distendu par une relation à l’autre faite de suspicions et de peurs, domaine éducatif
    bouleversé ; secteurs économiques à l’arrêt, ambiance anxiogène...
    Des décisions aux effets ravageurs pour en fait un risque minime : aujourd’hui environ 10 morts par jour sur toute la France ; 10 morts de trop certes mais un chiffre qui est minime par rapport à d’autres risques bien plus grands. Avoir une attitude responsable citoyenne c’est questionner des décisions et des attitudes qui cherchent à faire bien mais qui peut être font plus de mal que de bien ; Des décisions sous tendues par une ’idéologie qui estimerait que la santé physique à tout prix est la valeur absolue d’une démocratie ( en laissant croire parfois qu’on pourrait chasser tout virus, toute maladie voire même la mort) . Et là il devrait y avoir débat ; ce qui malheureusement n’est pas le cas.



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