Les violences intrafamiliales sont présentes dans de nombreux foyers, quelles que soient les catégories sociales ou religieuses. Elles demeurent invisibles. Elles prennent des formes multiples : climat incestuel, inceste dit fraternel (qui n’a rien d’amical), des attouchements, des maltraitances, des viols. Évoquer ces violences reste un tabou incompréhensible. Je pense d’ailleurs qu’un adulte qui ne souhaite pas parler de l’inceste contribue à se rendre complice de faits pervers irrépréhensibles. Même la Bible ne dissimule pas les violences intrafamiliales et ses conséquences. Le récit de Dina (Genèse 34), est l’un des textes les plus troublants à cet égard. Dina est victime d’une agression sexuelle commise par Sichem. Le texte biblique ne cherche pas à minimiser l’acte. Pourtant, un élément frappe le lecteur : Dina ne parle pas. Elle est absente des décisions qui concernent sa propre vie, son propre corps. Ce silence n’est pas anodin. Il révèle des mécanismes bien connus, la confiscation de la parole de la victime, la violence redoublée par le déni et l’instrumentalisation. Relire l’histoire de Dina, c’est reconnaître que la violence sexuelle est un problème qui n’a pas été résolu au 21e siècle. Remettre ce récit en perspective en 2026, c’est comprendre que les textes bibliques ne sacralisent pas la famille à n’importe quel prix, mais mettent en lumière ses failles, ses dérives possibles.
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Communes de Paris
Présentation des initiatives des communes parisiennes.
Oser nommer l’indicible
Violences sexuelles intrafamiliales
Comprendre, Prévenir, Accompagner
par dans Prendre soin, Foi, laïcité, JusticeMobilisation mondiale pour le climat
Veillée pour le climat, pour l’eau, pour l’air, pour la Terre
par dans EnvironnementJournée du 20 octobre 2018
Le sens de la peine
Personnes placées sous main de justice, approche statistique
par dans JusticeIl s’agit ici d’une version allégée d’un exposé complet qui comprenait des graphiques, des tableaux et des petits dessins. Pour ceux qui souhaiteraient recevoir la présentation d’origine en PDF (1387 Ko), il suffit d’en faire la demande à jf.josserandATgmail.com
Plan
1. Les chiffres clefs de l’administration pénitentiaire
2. Définitions et effectifs 2018 par type d’individu
3. Définitions et effectifs 2018 par type de formules de privation de liberté
4. Moyens : effectifs et budget
5. Quelques chiffres par sexe, classe d’âge, nationalité etc.
6. Les chiffres contrastés de la réinsertion
7. La santé en prison
8. Comparaisons Europe (surpopulation carcérale, suicides..)
Journée du 20 octobre 2018
" Le sens de la peine "
La peine selon Hérode
par dans JusticeLa peine de mort a suscité et suscite encore des passions contradictoires, comme on a pu le voir à la suite de vagues d’attentats qu’a connus la France. La peine tout court, la peine carcérale, celle notamment que l’on purge durant des nombreuses années ou à perpétuité, ne soulèvent que peu de réactions dans l’opinion. En Europe du Sud, l’administration pénitencière, les structures carcérales [les conditions de détention, traitement des détenus, etc.] ont été souvent épinglées par les organismes de surveillance des lieux de privation de liberté. A la différence de ce qui est pratiqué dans les pays nordiques en la matière. Là-bas, l’idée même de la peine semble relever d’une anthropologie qui n’est pas tout fait partagée en France.
Journée du 20 octobre 2018
" Le sens de la peine "
Approche anthropologique
par dans JusticeL’objet du présent exposé, dont la matière se révèle immense, est seulement de permettre de décaler notre regard sur la peine et de réinterroger par conséquent les présupposés qui guident nos réflexions et aboutissent aux apories connues : insuffisance et inégalité des réponses institutionnelles aux conduites délictuelles ou criminelles.
Journée du 20 octobre 2018
« Le sens de la peine »
Nécessité de la peine
par dans JusticeUne chose est la question de la légitimité de la peine, de l’inadéquation de la peine (on songe à la surpopulation carcérale), de la disproportion de la peine, du mésusage de la peine (« la prison école du crime »), une autre est la question de la nécessité de la peine. Une chose est la nature de la peine, une autre sa nécessité.
Journée du 20 octobre 2018
« Le sens de la peine »
L’influence des médias sur le prononcé et le sens de la peine
par dans JusticeIl ne vous aura pas échappé que, sur la place publique, il y a un malentendu permanent entre la Justice et les médias. Ceci alors que, sur bien des aspects, Justice et média semblent aux antipodes. Un exemple : la Justice travaille en principe dans la durée et la discrétion, voire le secret ; alors que les Journalistes cherchent à savoir tout, tout de suite, et à tout publier.
La solidarité ou rien
Hume et Darwin : racines anthropologiques de la morale et de la solidarité
par dans Vivre ensembleLe 17ème siècle connut un renouveau très important de la philosophie politique, particulièrement en Angleterre, avec des penseurs comme John Locke (1632-1704) et Thomas Hobbes (1588-1679), eux-mêmes précurseurs des grandes philosophes du 18ème siècle, comme David Hume, Jean-Jacques Rousseau, Spinoza ou Emmanuel Kant. Une particularité de plusieurs de ces auteurs, qui cherchent à repenser les fondements du pouvoir politique autrement que par la référence au droit divin, est d’allier la réflexion politique à une réflexion sur la connaissance et surtout à une réflexion anthropologique : quel rapport "le vivre en société", reconnu comme une nécessité pour la survie de l’homme, entretient-il avec la nature humaine ?
La solidarité ou rien
La désolation selon Hannah Arendt
par dans Vivre ensemble, PolitiqueJe vais vous parler du concept de désolation chez Hannah Arendt, proche du terme solitude (parce que le terme qu’emploie H. Arendt en anglais est loneliness qu’on traduit généralement par « solitude », mais qu’elle distingue du terme anglais, le même qu’en français, solitude, et du terme isolation, « isolement » en français). Avant de préciser le sens du terme « désolation » et de voir en quoi il se distingue de « solitude » et d’« isolement », je réponds à qui se demanderait pourquoi je vais vous en parler.
Parce que la désolation est une situation, un état psychique, une humeur, Stimmung en allemand, dans lesquels se trouvent les hommes quand ils vivent sous un régime totalitaire.
De même que Montesquieu (à laquelle H. Arendt se réfère explicitement) dit que la crainte est le ressort (le « principe ») de la tyrannie, l’honneur celui de l’aristocratie, et la vertu celui de la démocratie, H. Arendt dit que la désolation est le ressort des régimes totalitaires.
La solidarité ou rien
La pensée solidariste : Charles Gide et Léon Bourgeois
par dans Vivre ensemble, Politique (2 commentaires)Genèse du mouvement solidariste
Qui est Charles Gide (1847-1932) ?
Une relecture sélective de Fourier
Cofondateur de l’École de Nîmes
Christianisme social - Au commencement…
Christianisme social & Gide
Léon Bourgeois, l’autre solidarisme
Solidarisme contractualiste vs solidarisme coopératiste
Applications concrètes du solidarisme

