Notre histoire

Le Mouvement du Christianisme social s’engage pour une société et un monde plus juste, solidaire et respectueux de l’environnement. En ces temps de mutation, il prend sa part au cœur des débats politiques et intellectuels entre lucidité et courage.

En 2010, le Mouvement émet une déclaration publique, « L’Appel pour une relance du Christianisme social », qui débute ainsi : « A l’orée du XXIe siècle, nous reprenons le chemin du Christianisme social. Le projet de la fin du XIXe siècle reste le nôtre : confronter la foi chrétienne avec son environnement social, économique, politique, culturel et écologique et de poser des paroles et des gestes de libération ». Tout était dit.

Toujours actif au sein du Christianisme social, Laurent Gagnebin a souvent rappelé que si on priait les mains jointes, cela n’invitait pas à rester les bras croisés. On pourrait ajouter à rester les neurones figés. Les groupes locaux invitent ainsi le plus large public possible à partager les compétences de spécialistes au cours de conférences et de journées thématiques.  Quelques thèmes abordés récemment : le sens de la peine, l’égalité femmes-hommes, accueillir l’étranger, la fin de vie, le dérèglement climatique, l’avenir de la Planète : une question de justice, la décroissance, les communs, le mariage pour tous, la santé mentale, le progrès technique (dont l’IA) vs le progrès humain, refonder la parole politique, l’extrême droite : pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire ? Et cette année 2026, la démocratie en danger : que faire ?

Cette tradition de parole publique rejoint un enracinement.

Né à la fin 19è siècle, le Christianisme Social est le fait des quelques pasteurs et de laïcs pour lesquels l’Evangile était indissociable d’une présence près des milieux populaires souffrant des effets du capitalisme. Le 13 décembre 2025, le Mouvement du Christianisme social a fêté le 100ème anniversaire de l’appel de Stockholm pour un « Christianisme pratique ». Conférence, à l’initiative du pasteur suédois Nathan Söderblom pour la paix et pour le rapprochement entre les Eglises protestantes et orthodoxes. Piliers du Christianisme social français, Tommy Fallot, Wilfred Monod et Élie Gounelle rejoignaient la conférence.

 

Aujourd’hui, outre l’effort d’une plus grande visibilité par et dans les médias, le mouvement du christianisme social s’efforce de rejoindre un public diversifié et jeune ; il propose des offres de synergie aux Eglises et au monde associatif, comme par exemple l’aide aux étudiants précaires des facultés de théologie, afin que les engagements soient également des lieux de sens et d’initiatives nouvelles.